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Henri IV - le règne interrompu

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A l’imitation de Que n’ay-je des ailes mon Dieu

Eustache Du Caurroy

Source musicale : ‘Eustache Du Caurroy : XXII Fantasies a III. IV. V. & VI. parties’ ; Hespèrion XX ; dir. Jordi Savall ; Naïve ‘Musica Gallica’ ES 9931 (1999).

Légende

Cette fantaisie à 4 parties est basée sur les neuf premières notes de la mélodie huguenote du psaume 55, Exauce, Ô mon Dieu, ma prière. La référence au psautier huguenot est toutefois affichée avec précaution, de manière détournée : l’incipit poétique indiqué au titre par Du Caurroy se rapporte au 1er vers de la 3e strophe de la traduction de Théodore de Bèze, « Las ! qui me donnera des ailes », lui-même légèrement maquillé. Ces précautions s’appliquent d’ailleurs à toutes les fantaisies que le compositeur a conçues à partir de mélodies de psaumes, dont il a pris soin, aux titres, de taire ou de déguiser les références.

Compositeur

Eustache Du Caurroy

1549-1609

Né en 1549 à Gerberoy, près de Beauvais, aux confins de la Picardie, de la Normandie et de l’Île-de-France, considéré comme le dernier grand maître de la polyphonie de la Renaissance, François-Eustache Du Caurroy entra à la Cour comme chantre (haute-contre) de la Chapelle du roi, sans doute dans le courant de l’année 1575, année au cours de laquelle il fut lauréat du concours de musique de la ville d’Évreux, le puy de sainte Cécile, avec un air à 4 voix, Rosette pour un peu d’absence. Il remporta ce même concours en 1576, avec un motet à 5 voix (Tribularer si nescirem, perdu) et en 1583 avec une chanson, Beaux yeux dont le pouvoir, également à 5.

En 1578, son nom apparaît dans les comptes de la Cour, toujours en qualité de haute-contre mais aussi de sous-maître de la Chapelle du roi, qui était l’une des charges musicales les plus prestigieuses du royaume. Il figure également parmi les membres de la Chapelle de la reine mère Catherine de Médicis (1585 et 1587) et semble avoir fréquenté le cercle de Marguerite de Valois qui, à partir de 1605, attira près d’elle les meilleurs artistes dans son hôtel parisien de la rue des Augustins (situé à l’emplacement de l’actuelle École des Beaux-Arts).

À partir de 1594, Henri IV le distingua d’entre ses musiciens. En 1595, il ajouta à sa charge de sous-maître de la Chapelle celle de Compositeur de la Musique de la Chambre – qu’il remplit en alternance avec Claude Le Jeune, puis celle de Compositeur de la Musique de la Chapelle à partir de 1599. Cette faveur s’accompagna entre 1596 et 1606 de nombreux bénéfices ecclésiastiques qui lui assurèrent une vie confortable jusqu’à sa mort, survenue à Paris en 1609 alors qu’il venait d’entreprendre l’édition de son œuvre, suivant un accord signé avec l’ « imprimeur du roy pour la musique » Pierre Ballard. Il n’entrevit qu’à peine la réalisation de son projet.

L’essentiel de l’œuvre qui nous est parvenue tient dans cinq recueils, publiés à partir de 1609 : deux volumes de Preces ecclesiasticæ (1609), dédiés à Henri IV et à Marguerite de Valois, qui totalisent cinquante-trois motets de 3 à 7 voix ; quarante-deux Fantasies a III, IV, V et VI parties (1610) ; un volume de Melanges (1610), qui regroupent polyphoniques profanes et spirituelles en français ; une Missa pro defunctis à 5 voix, écrite vers 1590 mais dont la seule source conservée est une réédition parue chez Ballard en 1636. Chantée pour les funérailles d’Henri IV, la tradition en a fait la messe des funérailles des rois de France. Trois autres messes à 4 voix attestées sont aujourd’hui perdues.

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