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Henri IV - le règne interrompu

Fontainebleau

Si le Louvre est malcommode mais incontournable, Henri IV fait très vite du château de Fontainebleau sa résidence favorite. Déjà ses prédécesseurs Valois, de François Ier à Charles IX, en avaient fait le lieu privilégié de leurs séjours hors de la capitale. Outre l’éloignement relatif du château – la distance entre Fontainebleau et Paris permet de tenir les curieux à l’écart mais peut aussi être parcourue en quelques heures en cas d’urgence – Henri IV se plaît à Fontainebleau car il y est au grand air. Cerné de jardins où il peut déambuler à sa guise, il est aussi à proximité d’une forêt giboyeuse à souhait, propre à satisfaire sa passion d’infatigable chasseur. Il connaît bien la demeure où il a séjourné étant enfant avant de partir pour le tour de France royal en 1564.

Tout comme Versailles sous Louis XIV, Fontainebleau sous Henri IV devient très vite un vaste chantier où s’affairent, des années durant, architectes, artistes et maçons. Tout comme Versailles plus tard, Fontainebleau est déjà une capitale-résidence et la maison de la nouvelle dynastie Bourbon, où naissent et sont baptisés la plupart des enfants du roi, le futur Louis XIII en tête.

D’un point de vue architectural, si Henri IV respecte les transformations réalisées par ses prédécesseurs, il imprime véritablement sa signature par l’intermédiaire des architectes Louis Métezeau et Androuet du Cerceau. Un ensemble de trois galeries (de la Volière, des Chevreuils, de la Reine [ou de Diane]) est construit au tournant du siècle comme autant d’ailes au jardin de la reine. En 1601, Henri IV fait édifier un monumental jeu de paume à l’angle nord-est de la cour du Cheval-Blanc. Enfin, entre 1606 et 1609, le roi fait bâtir une grande cour des Offices, flanquée de pavillons colossaux en grès, moellons enduits et briques, d’une grandiose sobriété.

Les transformations architecturales, pour importantes qu’elles soient, semblent moins spectaculaires que les travaux réalisés dans les jardins du château. Un effort particulier porta sur les décors intérieurs, si bien qu’en raison du nombre important d’artistes intervenant, on a pu parler d’une seconde « école de Fontainebleau ».

Médias associés à cette fiche

Titre du média : Vue générale du château de Fontainebleau

Vue du château de Fontainebleau d'après un dessin de 1614
© BnF
Légende :
Vue générale du château de Fontainebleau, gravure de Michel Lasne d’après un dessin d’Alexandre Francine de 1614. Représentée dans l’ouvrage Trésor des merveilles de la maison royale de Fontainebleau par le R. P. F. Pierre Dan. Département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France

Titre du média : Portrait de la maison royale de Fontaine belleau

Gravure représentant le château de Fontainebleau
© Musée national du château de Pau / Jean-Yves Chermeux
Légende :
Portrait de la maison royale de Fontaine belleau, Plan, vue cavalière, eau-forte coloriée. Musée national du château de Pau, P. 1850

Titre du média : Deux élévations du château de Fontainebleau

Deux élévations du château de Fontainebleau
© Archives nationales
Légende :
Deux élévations du château de Fontainebleau, encre lavis et aquarelle, 1676, Paris, AN, Va LX p. 10

Titre du média : Deux élévations du château de Fontainebleau

Deux élévations du château de Fontainebleau
© Archives nationales
Légende :
Deux élévations du château de Fontainebleau, encre lavis et aquarelle, 1676, Paris, AN, Va LX p.11

Titre du média : Château de Fontainebleau

Château de Fontainebleau, fontaine du Jardin de Diane
© RMN / Gérard Blot
Commentaire :
Les travaux sur les jardins furent confiés pour l’essentiel à Claude Mollet , jardinier ordinaire du roi. Entre 1594 et 1610, le domaine fut considérablement agrandi et toute une série de jardins fut créé. Ils permettaient au roi de prendre l’air en arpentant leurs allées. Ceux-ci étaient souvent agrémentés de fontaines et de jeux d’eau que l’on doit à l’ingénieur hydraulicien italien Tommaso Francini.
Légende :
Château de Fontainebleau, fontaine du Jardin de Diane par Pierre Biard (1559-1609) Pierre Noël, l'Aîné

Titre du média : Le Jardin du roy tres-chrestien Henry IV

Planche représentant une fleur "Corona imperialis"
© BnF
Légende :
Le Jardin du roy tres-chrestien Henry IV, par Pierre Vallet, 1608. Planche 1, Corona imperialis. Réserve des livres rares de la Bibliothèque de l’Arsenal S-952

Titre du média : Le Jardin du roy tres-chrestien Henry IV

Planche représentant une fleur "Anemo"
© BnF
Légende :
Le Jardin du roy tres-chrestien Henry IV, par Pierre Vallet, 1608. Planche 4, Anemo. pavo maior. Anemo. maxima latifolia polyanthos calcedoni. Réserve des livres rares de la Bibliothèque de l’Arsenal S-952

Titre du média : Galerie des cerfs du château de Fontainebleau

Galerie des cerfs du château de Fontainebleau
© RMN / Georges Fessy
Commentaire :
Contrairement au Louvre ou à Saint-Germain-en-Laye, le château de Fontainebleau garde encore aujourd’hui le témoignage des artistes qui y ont créé. Au début du règne, ce sont Ruggiero Ruggieri, ancien collaborateur du Primatice , et son gendre Toussaint Dubreuil qui officient. Par la suite les peintres Ambroise Dubois (chargé notamment de la décoration de la galerie de la reine), Louis Poisson (pour les grandes vues de forêts et les scènes de chasse des galeries des Cerfs et des Chevreuils) et Martin Fréminet (pour la décoration de la chapelle de la Trinité) ainsi que les sculpteurs Mathieu Jacquet, dit de Grenoble, et Barthélémy Tremblay qui travaillent sur le chantier permanent qu’est Fontainebleau.
Légende :
Galerie des cerfs du château de Fontainebleau

Titre du média : Bataille d’Ivry et la reddition de Mantes

Bas-relief de la cheminée de Fontainebleau
© RMN / Martine Beck-Coppola
Commentaire :
Une véritable effervescence artistique permit un véritable renouveau du décor intérieur par l’évocation de scènes mythologiques censées montrer les vertus du roi régnant (histoire d’Hercule dans le pavillon des Poëles) ou par la représentation d’épisodes romanesques et de batailles (reprise d’Amiens dans la galerie d’Ulysse).
Légende :
Fragments de "La Belle Cheminée" du château de Fontainebleau représentant la bataille d’Ivry et la reddition de Mantes (1597-1600), par Mathieu Jacquet dit de Grenoble. Musée du Louvre
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