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Henri IV - le règne interrompu

Le vendredi 14 mai 1610

Chroniqueurs et historiens ont maintes fois décrit les faits et gestes du monarque avant le moment fatidique. La nuit a été agitée et, comme souvent, Henri a mal dormi et s’est levé aux aurores. Après avoir consacré les premières heures de la journée en audiences, il se rend à la messe aux Feuillants par le jardin des Tuileries. Revenu au Louvre pour prendre son repas, il rencontre la reine et joue avec les enfants, mais le cœur n’y est pas. Peu avant 16 heures en ce vendredi 14 mai 1610, Henri décide de sortir du Louvre afin d’aller voir Sully à l’Arsenal et parler des derniers préparatifs avant de partir en campagne. La journée est belle mais Henri est préoccupé, il en profitera donc pour aller superviser les préparatifs de l’entrée de la reine qui doit avoir lieu dans deux jours.

À plusieurs reprises, Henri repousse les capitaines des gardes inquiets pour sa sécurité. Au capitaine Vitry accouru pour l’accompagner, Henri répond en badinant : « Il y a cinquante et tant d’années que je me garde sans capitaine des gardes ; je me garderai bien encore tout seul… » Pourtant Henri ne part pas seul. Lorsqu’il monte dans son carrosse - lourde voiture carrée non vitrée dont on a relevé les mantelets de cuir afin de mieux voir - Henri s’installe du côté gauche. À ses côtés prennent place sept autres hommes : le duc d’Épernon s’assied à ses côtés tandis que Lavardin, Roquelaure, Montbazon et La Force s’installent aux portières, dos à la rue. Face au roi se tiennent son premier écuyer, Liancourt et Mirebeau. Selon les souhaits du roi, l’escorte est très légère : seuls quelques gentilshommes à cheval et des valets de pied qui courent aux portières seront du trajet.

Le trajet emprunté par le carrosse est très chaotique, signe de l’indécision et de la préoccupation du roi. Engagée dans la rue de la Ferronnerie, la voiture ralentit soudain. Le roi semble enfin détendu. Il a passé son bras droit autour de l’épaule de d’Épernon alors que celui-ci lui fait la lecture d’une lettre.

Médias associés à cette fiche

Titre du média : Maquette du carrosse d’Henri IV

Maquette du carrosse d’Henri IV
© RMN /Michel Urtado
Légende :
Maquette du carrosse d’Henri IV, vers 1600. Musée de la voiture de Compiègne

Titre du média : Plan Truschet-Hoyau

Plan de Paris en 1552
© RMN / Agence Bulloz
Commentaire :
Après avoir quitté la cour du Louvre, le cocher, suivant en cela les ordres du roi, prend par le rue de l’Autruche, se rend ensuite à la Croix-du-Tiroir, avant de prendre en direction du cimetière des Innocents par la rue Saint-Honoré. Le carrosse s’engage alors rue de la Ferronnerie, qui prolonge la rue précédente, et ralentit. La rue de la Ferronnerie est malcommode car beaucoup plus étroite à cause des échoppes qui ont été adossées aux maisons construites le long du cimetière. Le 14 mai 1552, soit 56 ans jour pour jour avant la date fatidique, Henri II avait demandé par lettres patentes que celles-ci soient détruites afin de remédier aux obstructions qui s’y produisaient déjà. Rien n’avait été fait.
Légende :
Plan Truschet-Hoyau de 1552 dit « plan de Bâle ». Musée Carnavalet
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